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Car, pour les vaniteux, les autres hommes sont des admirateurs. 4 часть. Le petit prince était maintenant tout pâle de colère



 

Le petit prince était maintenant tout pâle de colère.

–Il y a des millions d'années que les fleures fabriquent des épines. Il y a des millions d'années que les moutons mangent quand même les fleurs. Et ce n'est pas sérieux de chercher à comprendre pourquoi elles se donnent tant de mal pour se fabriquer des épines qui ne servent jamais à rien? Ce n'est pas important la guerre des moutons et des fleurs? Ce n'est pas sérieux et plus important que les additions d'un gros Monsieur rouge? Et si je connais, moi, une fleur unique au monde, qui n'existe nulle part, sauf dans ma planète, et qu'un petit mouton peut anéantir d'un seul coup, comme ça, un matin, sans se rendre compte de ce qu'il fait, ce n'est pas important ça?

 

 

Il rougit (он покраснел; rouge – красный), puis reprit (потом продолжил; prendre – брать; reprendre – брать снова, браться снова):

–Si quelqu'un aime une fleur (если кто-нибудь любит цветок) qui n'existe qu'à un exemplaire (который не существует /кроме/ как в одном экземпляре) dans les millions et les millions d'étoiles (на: „в“ миллионах и миллионах звезд = планет), ça suffit (этого достаточно) pour qu'il soit heureux (чтобы он был счастлив) quand il les regarde (когда он на них смотрит). Il se dit (он говорит себе): "Ma fleur est là (мой цветок здесь) quelque part (где-то)..." Mais si le mouton mange la fleur (но если баран съест цветок), c'est pour lui comme si (это для него как если), brusquement (резко, вдруг), toutes les étoiles s'éteignaient (все звезды погасли бы: s'éteindre)! Et ce n'est pas important ça!

Il ne put rien dire (он не мог ничего сказать) de plus (больше). Il éclata brusquement en sanglots (он разразился: „взорвался“ неожиданно рыданиями: un sanglot). La nuit était tombée (настала ночь: „ночь упала, пала“). J'avais lâché mes outils (я отложил, «отпустил» мои инструменты: un outil). Je me moquais bien (мне стали весьма смешны, безразличны) de mon marteau (мой молоток), de mon boulon (мой болт), de la soif (жажда) et de la mort (и смерть). Il y avait (был, имелся) sur une étoile (на звезде), une planète (/на/ планете), la mienne (/на/ моей), la Terre (/на/ Земле), un petit prince à consoler (чтобы утешать = которого надо было утешить)! Je le pris dans les bras (я его взял в руки: prendre). Je le berçai (я его баюкал, качал). Je lui disais (я ему говорил): "La fleur que tu aimes (цветок, который ты любишь) n'est pas en danger (не в опасности, m )... Je lui dessinerai une muselière (я ему нарисую намордник; un museau – морда), à ton mouton (твоему барану)... Je te dessinerai une armure (я тебе нарисую защитное ограждение: „броню, доспехи») pour ta fleur (для твоего цветка)... Je..." Je ne savais pas trop (я не слишком знал) quoi dire (что сказать). Je me sentais (я себя: „меня“ чувствовал: sentir) très maladroit (очень неловким). Je ne savais comment l'atteindre (я не знал, как его настичь: atteindre – достичь, догнать), où le rejoindre (где его догнать: „к нему присоединиться“)... C'est tellement mystérieux (это так таинственно), le pays des larmes (страна слез: une larme).



 

Il rougit, puis reprit:

–Si quelqu'un aime une fleur qui n'existe qu'à un exemplaire dans les millions et les millions d'étoiles, ça suffit pour qu'il soit heureux quand il les regarde. Il se dit: "Ma fleur est là quelque part..." Mais si le mouton mange la fleur, c'est pour lui comme si, brusquement, toutes les étoiles s'éteignaient! Et ce n'est pas important ça!



Il ne put rien dire de plus. Il éclata brusquement en sanglots. La nuit était tombée. J'avais lâché mes outils. Je me moquais bien de mon marteau, de mon boulon, de la soif et de la mort. Il y avait sur une étoile, une planète, la mienne, la Terre, un petit prince à consoler! Je le pris dans les bras. Je le berçai. Je lui disais: "La fleur que tu aimes n'est pas en danger... Je lui dessinerai une muselière, à ton mouton... Je te dessinerai une armure pour ta fleur... Je..." Je ne savais pas trop quoi dire. Je me sentais très maladroit. Je ne savais comment l'atteindre, où le rejoindre... C'est tellement mystérieux, le pays des larmes.

 

VIII

 

J'appris bien vite à mieux connaître cette fleur (очень скоро я ближе познакомился с этим цветком: „я научился весьма скоро лучше знать этот цветок“: apprendre). Il y avait toujours eu (всегда были, имелись; il y a – имеется), sur la planète du petit prince (на планете маленького принца), des fleurs très simples (цветы очень простые), ornées (обрамленные; orner – украшать) d'un seul rang de pétales (/одним/ единственным рядом лепестков: une pétale), et qui ne tenaient point de place (и которые не занимали: „держали“ вовсе места), et qui ne dérangeaient personne (и которые никому не мешали). Elles apparaissaient un matin dans l'herbe (они появлялись утром в траве: apparaître – появляться, показываться; paraître – казаться), et puis elles s'éteignaient le soir (и потом они увядали: „гасли“ вечером: s'éteindre). Mais celle-là (но вон тот) avait germé un jour (пророс однажды), d'une graine apportée (из зерна, принесенного) d'on ne sait où (неизвестно откуда: „не знают, не знаешь откуда“), et le petit prince avait surveillé (наблюдал, рассматривал) de très près (с очень близкого расстояния, очень основательно: près – рядом, возле) cette brindille qui ne ressemblait pas aux autres brindilles (этот росток, который не был похож на другие ростки). Ça pouvait être (это могло быть) un nouveau genre de baobab (новым видом баобаба). Mais l'arbuste cessa vite de croître (но куст перестал быстро расти), et commença de préparer une fleur (и начал приготовлять цветок). Le petit prince, qui assistait à l'installation (который присутствовал при установке, образовании) d'un bouton énorme (огромного бутона), sentait bien (хорошо чувствовал) qu'il en sortirait (что оттуда выйдет) une apparition miraculeuse (чудесное явление), mais la fleur n'en finissait pas (но цветок /все/ не прекращал: finir) de se préparer à être belle (готовиться быть красивым), à l'abri (под защитой, в приюте, m) de sa chambre verte (своей зеленой комнаты). Elle choisissait (он выбирал: „она выбирала“: choisir) avec soin (заботливо, тщательно: „с заботой, m“) ses couleurs (свои цвета). Elle s'habillait lentement (она одевалась медленно), elle ajustait (она поправляла, расправляла; juste – правильный, справедливый) un à un ses pétales (один за другим свои лепестки). Elle ne voulait pas sortir (она не хотела выйти) toute fripée (совершенно растрепанной; friper – мять, комкать) comme les coquelicots (как маки: un coquelicot). Elle ne voulait apparaître que (она не хотела появиться /иначе,/ как) dans le plein rayonnement (в полном сиянии; un rayon – луч; rayonner – сиять, лучиться) de sa beauté (своей красоты). Eh! oui (да, /это правда/). Elle était très coquette (она была очень кокетлива)! Sa toilette mystérieuse (ее таинственный туалет, ее загадочные приготовления) avait donc duré (длились ведь) des jours et des jours (днями: „дни и дни“). Et puis (и затем) voici (вот) qu'un matin (одним утром), justement à l'heure (как раз во время: „в час, f“) du lever du soleil (восхода солнца), elle s'était montrée (она показалась).



 

J'appris bien vite à mieux connaître cette fleur. Il y avait toujours eu, sur la planète du petit prince, des fleurs très simples, ornées d'un seul rang de pétales, et qui ne tenaient point de place, et qui ne dérangeaient personne. Elles apparaissaient un matin dans l'herbe, et puis elles s'éteignaient le soir. Mais celle-là avait germé un jour, d'une graine apportée d'on ne sait où, et le petit prince avait surveillé de très près cette brindille qui ne ressemblait pas aux autres brindilles. Ça pouvait être un nouveau genre de baobab. Mais l'arbuste cessa vite de croître, et commença de préparer une fleur. Le petit prince, qui assistait à l'installation d'un bouton énorme, sentait bien qu'il en sortirait une apparition miraculeuse, mais la fleur n'en finissait pas de se préparer à être belle, à l'abri de sa chambre verte. Elle choisissait avec soin ses couleurs. Elle s'habillait lentement, elle ajustait un à un ses pétales. Elle ne voulait pas sortir toute fripée comme les coquelicots. Elle ne voulait apparaître que dans le plein rayonnement de sa beauté. Eh! oui. Elle était très coquette! Sa toilette mystérieuse avait donc duré des jours et des jours. Et puis voici qu'un matin, justement à l'heure du lever du soleil, elle s'était montrée.

 

Et elle, qui avait travaillé (и она, которая трудилась) avec tant de précision (с такой точностью = тщательностью), dit en bâillant (сказала, зевая: bâiller – зевать):

–Ah! Je me réveille à peine (я едва: „с трудом, f“ пробуждаюсь = еще не совсем проснулась)... Je vous demande pardon (я прошу у вас прощения)... Je suis encore toute décoifée (я еще совершенно растрепанная, непричесанная; coiffer – делать прическу)...

Le petit prince, alors (тогда), ne put contenir son admiration (не смог сдержать своего восхищения):

–Que vous êtes belle (как вы прекрасны)!

–N'est-ce pas (не правда ли: „не есть /ли/ это“), répondit doucement la fleur (ответил тихо цветок: répondre). Et je suis née (и я родилась: naître) en même temps que le soleil (одновременно с солнцем: „в то же время, что и солнце“)...

Le petit prince devina bien (хорошо понял: „угадал“) qu'elle n'était pas trop modeste (что она не была слишком скромной), mais elle était si émouvante (но она была такой волнующей, трогательной; émouvoir – волновать, растрогать)!

–C'est l'heure (это час = время), je crois (я полагаю), du petit déjeuner (маленького завтрака = завтрака) = (пора завтракать), avait-elle bientôt ajouté (она тут же добавила), auriez-vous la bonté (будьте так добры: „имели бы вы доброту“) de penser à moi (подумать обо мне)...

Et le petit prince, tout confus (совершенно смущенный; confondre – перемешивать, спутывать, приводить в беспорядок; сбивать с толку, смущать), ayant été chercher un arrosoir (поискав лейку; arroser – поливать) d'eau fraîche (со свежей водой), avait servi la fleur (услужил цветку).

 

Et elle, qui avait travaillé avec tant de précision, dit en bâillant:

–Ah! Je me réveille à peine... Je vous demande pardon... Je suis encore toute décoifée...

Le petit prince, alors, ne put contenir son admiration:

–Que vous êtes belle!

–N'est-ce pas, répondit doucement la fleur. Et je suis née en même temps que le soleil...

Le petit prince devina bien qu'elle n'était pas trop modeste, mais elle était si émouvante!

–C'est l'heure, je crois, du petit déjeuner, avait-elle bientôt ajouté, auriez-vous la bonté de penser à moi...

Et le petit prince, tout confus, ayant été chercher un arrosoir d'eau fraîche, avait servi la fleur.

 

Ainsi l'avait-elle bien vite (так она его весьма скоро) tourmenté par sa vanité (мучила, стала мучить своим тщеславием, гордостью) un peu ombrageuse (немного = довольно обидчивой, подозрительной, недоверчивой; un ombrage – тенистая листва, тень; подозрение, опасение). Un jour (однажды), par exemple (например), parlant de ses quatres épines (говоря о своих четырех шипах), elle avait dit au petit prince (она сказала маленькому принцу):

–Ils peuvent venir, les tigres (они могут придти, тигры), avec leurs griffes (со своими: „с их“ когтями: une griffe)!

–Il n'y a pas de tigres sur ma planète (нету тигров на моей планете), avait objecté (возразил) le petit prince, et puis les tigres ne mangent pas l'herbe (и потом тигры не едят траву).

–Je ne suis pas une herbe (я не трава), avait doucement répondu la fleur (тихо отвеил цветок: répondre).

–Pardonnez-moi (простите меня)...

–Je ne crains rien des tigres (я вовсе не боюсь тигров: craindre – бояться; rien – ничего), mais j'ai horreur (но я ужасно боюсь: „имею ужас, f“) des courants d'air (сквозняков: „потоков, m воздуха“; courrir – бежать). Vous n'auriez pas (у вас не найдется: „не имели бы вы“) un paravent (ширмы)?

"Horreur des courants d'air... ce n'est pas de chance (это плохо, не повезло: „это не удача, f, не иметь удачи“), pour une plante (для растения), avait remarqué le petit prince (заметил маленький принц). Cette fleur est bien compliquée (этот цветок весьма сложный, создающий проблемы)..."

–Le soir (вечером) vous me mettrez (вы меня разместите, расположите) sous globe (под /круглым/ колпаком, m). Il fait très froid (очень холодно: „оно делает очень холодно“) chez vous (у вас = у вас дома). C'est mal installé (плохо оборудовано). Là d'où je viens (там, откуда я прибыла: venir)...

Mais elle s'était interrompue (но она прервалась; rompre – рвать, обрывать; interrompre – прервать). Elle était venue (она прибыла = прилетела) sous forme de graine (в форме, в виде: „под формой“ зерна). Elle n'avait rien pu connaître (она вовсе не могла узнать: pouvoir) des autres mondes (другие миры: un monde). Humiliée de s'être laissé (униженная /тем, что/ дала себя) surprendre (поймать, застичь) à préparer un mensonge (при подготовке лжи, когда готовилась сказать ложь) aussi naïf (настолько наивную), elle avait toussé (она покашляла) deux ou trois fois (два или три раза), pour mettre le petit prince dans son tort (чтобы свалить вину на маленького принца: „чтобы поставить маленького принца в его вину»):

–Ce paravent (/где же/ эта ширма)?...

–J'allais le chercher (я пошел за ней) mais vous me parliez (но вы со мной разговаривали)!

Alors elle avait forcé sa toux (тогда она усилила свой кашель) pour lui infliger (чтобы ему внушить, причинить) quand même (тем не менее, все таки) des remords (угрызения: un remords – угрызение /совести/; mordre – кусать).

 

Ainsi l'avait-elle bien vite tourmenté par sa vanité un peu ombrageuse. Un jour, par exemple, parlant de ses quatres épines, elle avait dit au petit prince:

–Ils peuvent venir, les tigres, avec leurs griffes!

 

–Il n'y a pas de tigres sur ma planète, avait objecté le petit prince, et puis les tigres ne mangent pas l'herbe.

–Je ne suis pas une herbe, avait doucement répondu la fleur.

–Pardonnez-moi...

–Je ne crains rien des tigres, mais j'ai horreur des courants d'air. Vous n'auriez pas un paravent?

 

"Horreur des courants d'air... ce n'est pas de chance, pour une plante, avait remarqué le petit prince. Cette fleur est bien compliquée..."

–Le soir vous me mettrez sous globe. Il fait très froid chez vous. C'est mal installé. Là d'où je viens...

 

Mais elle s'était interrompue. Elle était venue sous forme de graine. Elle n'avait rien pu connaître des autres mondes. Humiliée de s'être laissé surprendre à préparer un mensonge aussi naïf, elle avait toussé deux ou trois fois, pour mettre le petit prince dans son tort:

–Ce paravent?...

–J'allais le chercher mais vous me parliez!

Alors elle avait forcé sa toux pour lui infliger quand même des remords.

 

Ainsi (так) le petit prince, malgré la bonne volonté (несмотря на добрую волю) de son amour (его любви, f) = (на свою искреннюю любовь), avait vite douté d'elle (быстро усомнился в ней). Il avait pris au sérieux (он принял: „взял“ всерьез: prendre) des mots sans importance (слова без важности, f = сказанное просто так: un mot), et était devenu très malheureux (и стал очень несчастлив: devenir).

"J'aurais dû (я должен был бы: devoir) ne pas l'écouter (не слушать ее), me confia-t-il un jour (признался он мне однажды), il ne faut jamais (никогда не нужно) écouter les fleurs (слушать цветы). Il faut les regarder (нужно на них смотреть) et les respirer (и нюхать). La mienne (моя = мой цветок) embaumait (наполняла благоуханием; un baume – бальзам) ma planète (мою планету), mais je ne savais pas (но я не умел: „не знал“: savoir) m'en réjouir (этому радоваться, получать от этого радость; une joie – радость). Cette histoire de griffes (эта история с когтями: „история когтей“), qui m'avait tellement agacé (которая меня так, настолько рассердила, раздражила), eût dû (должна была бы) m'attendrir (меня тронуть, смягчить; tendre – нежный)..."

Il me confia encore (он мне еще признался = сделал еще одно признание):

"Je n'ai alors rien su comprendre (я тогда ничего не сумел понять)! J'aurais dû (я должен был бы) la juger sur les actes (ее судить по делам, действиям: un acte) et non sur les mots (а не по словам). Elle m'embaumait (она мне дарила аромат) et m'éclairait (и озаряла меня = мою жизнь; clair – светлый, сияющий). Je n'aurais jamais dû (я не должен был бы никогда, вовсе) m'enfuir (бежать, убегать)! J'aurais dû deviner sa tendresse (я должен был бы угадать ее нежность) derrière ses pauvres ruses (за ее бедными = жалкими хитростями: une ruse). Les fleurs sont si contradictoires (цветы так противоречивы)! Mais j'étais trop jeune (но я был слишком молод) pour savoir l'aimer (чтобы уметь любить)."

 

Ainsi le petit prince, malgré la bonne volonté de son amour, avait vite douté d'elle. Il avait pris au sérieux des mots sans importance, et était devenu très malheureux.

"J'aurais dû ne pas l'écouter, me confia-t-il un jour, il ne faut jamais écouter les fleurs. Il faut les regarder et les respirer. La mienne embaumait ma planète, mais je ne savais pas m'en réjouir. Cette histoire de griffes, qui m'avait tellement agacé, eût dû m'attendrir..."

Il me confia encore:

"Je n'ai alors rien su comprendre! J'aurais dû la juger sur les actes et non sur les mots. Elle m'embaumait et m'éclairait. Je n'aurais jamais dû m'enfuir! J'aurais dû deviner sa tendresse derrière ses pauvres ruses. Les fleurs sont si contradictoires! Mais j'étais trop jeune pour savoir l'aimer."

 

IX

 

Je crois qu'il profita (я полагаю, что он воспользовался), pour son évasion (для своего побега: s’évader – убегать, избежать чего-либо), d'une migration d'oiseaux sauvages (миграцией, перелетом диких птиц: un oiseau). Au matin du départ (в утро отбытия) il mit sa planète bien en ordre (он привел свою планету как следует в порядок, m: mettre – ставить, располагать). Il ramona soigneusement (он прочистил тщательно; un soin – забота, заботливость, тщательность) ses volcans en activité (свои действующие вулканы: une activitéдеятельность). Il possédait deux volcans en activité (он владел, обладал двумя действующими вулканами). Et c'était bien commode (и это было очень удобно) pour faire chauffer (чтобы разогреть; chaud – теплый, горячий) le petit déjeuner (завтрак: „маленький завтрак“) du matin (утренний: „утра“). Il possédait aussi un volcan éteint (он также обладал потухшим вулканом: éteindre). Mais, comme il disait (но, как он говорил): "On ne sais jamais (никогда не знаешь /что будет = может пригодиться/)!" Il ramona (он прочистил) donc (итак, таким образом) également (также, равным образом) le volcan éteint. S'ils sont bien ramonés (если они хорошо прочищены), les volcans brûlent doucement et régulièrement (вулканы горят тихо = тихим огнем и равномерно), sans éruptions (без извержений). Les éruptions volcaniques sont comme des feux de cheminée (волканические извержения – как огни = искры печной трубы, f). Evidemment (очевидно = совершенно очевидно) sur notre terre (на нашей земле) nous sommes beaucoup trop petits (мы слишком малы) pour ramoner nos volcans (чтобы чистить наши вулканы). C'est pourquoi (вот почему: „это поэтому“) ils nous causent des tas d'ennuis (они нам причиняют массу: „кучи“ неприятностей: un ennui).

Le petit prince arracha aussi (маленький принц вырвал также), avec un peu de mélancolie (с некоторой печалью, меланхолией, f: „с чуточкой грусти“), les dernières pousses de baobabs (последние ростки баобабов; pousser – толкать; пускать ростки, прорастать, расти; une pousse – росток). Il croyait ne jamais (он полагал никогда больше: croire) devoir revenir (быть должным вернуться) = (что никогда не вернется). Mais tout ces travaux familiers (но все эти привычные труды: un travail – труд, работа) lui parurent (ему показались: paraître), ce matin-là (этим вот утром), extrèmement doux (крайне приятными: doux – сладкий; нежный; мягкий; приятный; спокойный, кроткий). Et, quand il arrosa (и когда он полил) une dernière fois la fleur (в последний раз цветок), et se prépara (и приготовился) à la mettre (поместить его: „ее“) à l'abri (под защиту) sous son globe (под ее колпак), il se découvrit (он обнаружил у себя; couvrir – покрывать, накрывать; découvrir – открывать, обнаруживать) l'envie de pleurer (желание, f плакать).

 

 

 

Je crois qu'il profita, pour son évasion, d'une migration d'oiseaux sauvages. Au matin du départ il mit sa planète bien en ordre. Il ramona soigneusement ses volcans en activité. Il possédait deux volcans en activité. Et c'était bien commode pour faire chauffer le petit déjeuner du matin. Il possédait aussi un volcan éteint. Mais, comme il disait: "On ne sais jamais!" Il ramona donc également le volcan éteint. S'ils sont bien ramonés, les volcans brûlent doucement et régulièrement, sans éruptions. Les éruptions volcaniques sont comme des feux de cheminée. Evidemment sur notre terre nous sommes beaucoup trop petits pour ramoner nos volcans. C'est pourquoi ils nous causent des tas d'ennuis.

Le petit prince arracha aussi, avec un peu de mélancolie, les dernières pousses de baobabs. Il croyait ne jamais devoir revenir. Mais tout ces travaux familiers lui parurent, ce matin-là, extrèmement doux. Et, quand il arrosa une dernière fois la fleur, et se prépara à la mettre à l'abri sous son globe, il se découvrit l'envie de pleurer.

 

–Adieu, dit-il à la fleur (до свидания, сказал он цветку).

Mais elle ne lui répondit pas (но она ему не ответила: répondre).

–Adieu, répéta-t-il (ответил он).

La fleur toussa (цветок покашлял). Mais ce n'était pas à cause de son rhume (но это не было по причине его простуды).

–J'ai été sotte (я была глупа), lui dit-elle enfin (ему сказала она наконец). Je te demande pardon (я у тебя прошу прощения). Tâche d'être heureux (постарайся быть счастливым).

Il fut surpris (он был удивлен: surprendre) par l'absence de reproches (отсутствием, f укоров, упреков; reprocher – упрекать; un reproche – упрек). Il restait là tout déconcerté (он остался там совершенно растерянный = пришел в растерянное состояние), le globe en l'air (с поднятым колпаком: „с колпаков в воздухе, m“). Il ne comprenait pas cette douceur calme (он не понимал эту спокойную нежность: comprendre).

–Mais oui, je t'aime (но да, я тебя люблю), lui dit la fleur (ему сказал цветок). Tu n'en as rien su (ты об этом ничего не знал: savoir), par ma faute (по моей ошибке). Cela n'a aucune importance (это не имеет никакого значения). Mais tu as été aussi sot que moi (но ты был так же глуп, как и я). Tâche d'être heureux (постарайся быть счастливым)... Laisse ce globe tranquille (оставь этот колпак в покое: „спокойным“). Je n'en veux plus (я его больше не хочу: vouloir).

–Mais le vent (но ветер)...

–Je ne suis pas si enrhumée (я не так простужена) que ça (как это) = (не так уж я простужена)... L'air frais (свежий воздух) de la nuit (ночи) me fera du bien (мне будет полезен: „мне сделает хорошо, благо“). Je suis une fleur (я цветок).

–Mais les bêtes (но звери: une bête)...

–Il faut bien (нужно: falloir – быть нужным, необходимым) que je supporte (чтобы я снесла, вынесла) deux ou trois chenilles (двух или трех гусениц: une chenille) si je veux connaître les papillons (если я хочу узнать бабочек: un papillon). Il paraît que (кажется, что) c'est tellement beau (это настолько прекрасно). Sinon qui me rendra visite (иначе кто меня навестит: „отдаст визит“: rendre)? Tu seras loin, toi (ты будешь далеко, ты = ты-то будешь далеко). Quant aux grosses bêtes (что касается больших зверей), je ne crains rien (я ничего не боюсь: craindre). J'ai mes griffes (у меня есть мои когти).

Et elle montrait naïvement ses quatre épines (и она показала наивно свои четыре шипа). Puis elle ajouta (потом она добавила):

–Ne traîne pas comme ça (не тяни так: „как это“), c'est agaçant (это невыносимо; agacer – раздражать, злить). Tu as décidé de partir (ты решил уехать). Va-t'en (уходи /прочь/: aller).

Car elle ne voulait pas (потому что она не хотела) qu'il la vît pleurer (чтобы он увидел, как она плачет: „увидел ее плакать“). C'était une fleur tellement orgueilleuse (это был цветок такой гордый: un orgueil – гордость)...

 

–Adieu, dit-il à la fleur.

Mais elle ne lui répondit pas.

–Adieu, répéta-t-il.

La fleur toussa. Mais ce n'était pas à cause de son rhume.

–J'ai été sotte, lui dit-elle enfin. Je te demande pardon. Tâche d'être heureux.

Il fut surpris par l'absence de reproches. Il restait là tout déconcerté, le globe en l'air. Il ne comprenait pas cette douceur calme.


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